Encore deux histoires vraies, racontées par deux prêtres puisque nous sommes dimanche.

Le premier, originaire du Daarjeeling, raconte que lors de la première année qui a suivi son ordination il a été envoyé dans les montagnes de l'Himalaya, où se trouvaient de très jeunes communautés de chrétiens (30 ou 40 ans, pas plus), et notamment il a rendu visite à un homme mourant. Cet homme lui a raconté sa vie, qui avait été très difficile après sa conversion car les personnes autour de lui étaient toutes hindouistes ou bouddhistes, et quand il était devenu chrétien il avait été constamment persécuté, maltraité, insulté, on le traitait de singe, on le brimait de toutes les manières. Avant sa conversion cet homme, fin lettré, avait lu et étudié très sérieusement les textes sacrés de l'Inde, il connaissait par coeur des passages entiers des Upanishads et de la Baghavad Gita, et il a dit au prêtre : "dans ces écritures, on présente 33 millions de dieux, en fait des attributs des dieux, mais il n'y en a pas un seul qui soit une personne et qui m'ait dit personnellement je t'aime. C'est pour ça que même si ma vie a été très dure à cause de ma foi, elle a été pleine de joie et que je suis encore plus joyeux maintenant que je vais passer de l'autre côté, car je vais passer dans les bras de quelqu'un, et quelqu'un que j'aime et qui m'aime"

 

Le second est en France, à Paris. Un père de famille lui raconte que peu de temps auparavant il a été appelé à 3h du matin par un commissariat de l'autre bout de la ville pour venir chercher son fils (le garçon n'avait pas encore dix huit ans). Celui-ci traînait depuis quelques temps avec une bande peu recommandable et même s'ils n'étaient pas dangereux, c'étaient des délinquants. Les parents savaient qu'il était frondeur et rebelle, mais ignoraient qu'il s'était déjà mis en dehors de la légalité. Le prêtre dit au père :

"Traverser tout Paris à 3h du matin, vous deviez être furieux !"

Et le père

- Au contraire, j'étais très heureux, car j'allais chercher mon fils qui s'était mis en danger, et que les pères c'est fait pour ça.

Même s'il y a eu ensuite entre le garçon et ses parents une explication ferme. L'amour était là et c'est lui qui menait la danse.

 

Je conclurait comme ces deux prêtres : On entend souvent dire "'je suis en recherche", "je cherche Dieu". Mais le contraire est vrai aussi. Dieu cherche l'homme, et il met sa joie à le chercher, à le retrouver et à le serrer dans ses bras en lui disant je t'aime, comme dans la belle histoire du fils prodigue.

Avec cette certitude au coeur, je vous souhaite une superbe journée