une "quinqua" pleine d'entrain !
Bon anniversaire, Sophie !
La petite girafe chère au coeur des bébés a cinquante ans ! A la voir toute guillerette on ne le dirait pas, mais en effet elle est née en France un 25 mai de l'année 1961... jour de la Sainte Sophie, d'où son nom. Son créateur, Monsieur Rampeau, spécialiste du procédé de rotomoulage du caoutchouc (qui servait à fabriquer les jouets), eut l'idée de concevoir une girafe. Grande première à une époque où les animaux représentés étaient exclusivement des animaux domestiques (chiens, chats) ou des animaux de la ferme !
Très vite elle connut un succès total. Il est vrai qu'elle ne présente que des avantages : sa taille et sa forme sontidéales pour la préhension du bébé ; lors des premières poussées dentaires il peut la mordiller sans danger car elle est 100% en caoutchouc naturel et non en plastique ; la douceur de sa texture le réconforte, ses taches marrons et ses grands yeux lui permet de bien la repérer... et son couinement rigolo l' amuse. Je connais au moins un utilisateur de 10 mois qui ne s'en lasse pas (et maman joue volontiers aussi...)
La société initiale (la société Delacoste) a été rachetée en 1980,(également, il faut le souligner, par une société française, la société VULLI située à Rumilly en Haute-Savoie) Mais Sophie est toujours là, quasi identique à son « ancêtre », à part les pattes qui ont été recourbées pour éviter que les bébés ne les enfoncent trop loin dans leur bouche. Autre détail remarquable : elle est toujours fabriquée artisanalement, grâce à plus de 14 manipulations manuelles.
C'est pourquoi, à notre époque où les jouets comme le reste sont submergés par la marée du Made in China je suis ravie, encore une fois, de souhaiter un très joyeux anniversaire, et encore beaucoup d'autres, à « notre » délicieuse (et sans danger !) quinqua " Sophie la girafe®".
Là, moi...je fonds !
La fréquentation de ce blog redevient chaotique pour moi, mais je ne vous oublie pas et je veux absolument vous donner le lien de ce matin, une délicieuse vidéo qui m'a donné de la joie pour la journée. Elle m'a un peu aidée à faire la transition entre la semaine merveilleuse que je viens de passer avec ma fille aînée et Raphael (10 mois), et le retour à la maison silencieuse et quasi vide. (Je n'oublie pas mes chats, présence précieuse mais ce n'est absolument pas pareil !!)
Très bonne journée à toutes et à tous
http://www.youtube.com/watch?v=X7mOzWQSnaQ&NR=1
Tant de magnificence
Un chant superbe sur de très belles images, que toute cette beauté vous inonde et vous porte à travers tout ce qui fera votre journée.
http://www.youtube.com/watch?v=AG-YE8IiV5U
3 archanges pour un nouvelle année
Deux belles fêtes se rencontrent aujourd'hui et c'est une joie pour moi de les souhaiter
D'abord Roch Hachana, et je souhaite donc "Shana Tova" à tous les juifs que je connais et à tous les autres. Que l'année vous soit douce.
Et puis bonne fête aux Michel (Michael, Mikael, Micheline etc.), ainsi qu'aux Gabriel et aux Raphael. Que les archanges dont vous portez le nom vous guident, vous protégent et vous bénissent plus particulièrement tout au long de cette journée.
Petit clin d'oeil avec cette photo, oeuvre de Fabrice Brunet, exposée en ce moment au parc Caillebotte deYerres dans l'Essonne, dans le cadre de la 3e biennale de la sculpture : Du plus loin que nous l'avons vue ma fille et à moi, nous nous sommes exclamées avec un bel ensemble "Oh, un ange !" Hé non, tout faux, elle s'intitule "Le Grand Ninja Blanc". Mais je vous la mets quand même car outre sa posture, sa luminosité, sa beauté épurée et la puissance qu'elle dégage s'accordent bien à l'idée que je me fais d'un archange ! Mieux, à vrai dire, que beaucoup de représentations trop kitsch ou trop imprégnées des modes artistiques de leur époque ou des goûts de l'artiste.
Très belle journée à tous !
La déesse dans l'arbre - Deuxième partie.
- Padi, tu n’es qu’un fainéant ! s’exclama le commissaire
- J’ai porté le même nombre de briques que les autres.
- C’est à moi d’en juger ! Tu es lent et endormi !
-Je n’ai même pas droit à une pause, après le déjeuner…
- Tu oses te plaindre !
Padi baissa la tête :
- J’essaye de travailler au mieux.
- Et bien, ce n’est pas du tout satisfaisant ! Pour être aussi fatigué, ne passerais-tu pas tes nuits avec une fille ?
- Bien sûr que non. Demandez à mon camarade Ioumès, nous dormons dans la même cabane.
- Je vais l’interroger.
Convoqué par le contremaître, Ioumès ne trahit pas son ami. Il affirma qu’il ne quittait pas la cabane du crépuscule au levant, et que ni lui ni Padi ne fréquentaient les filles. Les os rompus par leur labeur respectif, ils ne songeaient qu’à dormir.
- Je t’ai sauvé de la bastonnade, rappela Ioumès à Padi ; tu me dois la vérité.
- C’est mon secret.
- Fais-tu quelque chose de mal ?
- Non. Je t’assure que non.
- Alors pourquoi tant de mystères ?
- Je ne peux rien te dire.
- Je comprends ! C’est la plus belle fille du village et tu ne veux pas partager. Méfie-toi Padi si tu te fais prendre, ce sera l’esclavage.
Ioumès réveilla Padi et fit semblant de se rendormir. Mais cette fois il était bien décidé à le suivre. Fallait-il que son amoureuse fût belle et ardente pour que son camarade se privât ainsi de sommeil au point de tomber malade !
- Je te défendrai !
La déesse dans l’arbre - Première partie
Une histoire que j'ai trouvée dans un recueil de nouvelles, "Histoires de..." publié en 2001 par Frande Loisirs
Elle a été écrite par Christian Jacq en 2000. Comme elle est un peu longue, je la scinde en deux parties.
"Padi avait quinze ans et il gardait un troupeau de chèvres à la lisière du désert, dans un endroit perdu de Haute-Egypte, loin du village. Depuis plus de cinq ans, il remplissait cette tâche ingrate pour un maigre salaire, à savoir du pain, des légumes, des dattes et de l’eau, mais il n’avait pas eu le choix : son père avait été enrôlé de force dans l’armée grecque qui occupait l’Egypte et il ne l’avait jamais revu. Désespérée, sa mère était morte de chagrin. Padi devait même s’estimer heureux : il aurait pu être réduit à la condition d’esclave qui n’existait pas au temps des pharaons et qui avait été imposée par les nouveaux maîtres du pays, habitués à vendre des hommes et des femmes considérés comme des marchandises.
Plus personne ne croyait que la terre aimée des dieux recouvrerait un jour sa liberté. Après ces envahisseurs-là en viendraient d’autres, peut-être plus cruels encore. Au village, on ne parlait que des impôts à acquitter, plus lourds d’année en année. La part des récoltes prélevées ne cessait de croître, afin que la cour corrompue d’Alexandrie puisse faire la fête pendant que la population trimait dur et gagnait peu.
Mais Padi était indifférent aux récriminations. Son domaine à lui c’était le désert, ce monde étrange brûlé de soleil où l’on ne s’aventurait guère de peur d’être la proie des redoutables créatures qui y rôdaient.
Pendant que les chèvres se régalaient en mastiquant des épineux, Padi s’asseyait et regardait le sable ocre que le vent modelait à sa guise, formant des dunes dont le jeune garçon observait les moindres ondulations.
La chaleur du printemps était accablante, mais elle n’indisposait ni le chevrier ni ses bêtes qui savaient se contenter de peu pour survivre.
Soudain le ciel se voilà. D’immenses nuages marron masquèrent le soleil et prirent possession de l’espace. Le vent de sable…D’ordinaire, Padi pressentait sa venue et avait le temps de regagner le village pour se mettre à l’abri. Cette fois, en raison de la rapidité du phénomène il avait été pris au dépourvu. Dans moins d’un quart d’heure il n’y verrait plus à un mètre et il serait incapable de s’orienter.
Alors il décida de rester assis. Puisque le désert était son allié, pourquoi lui ferait-il du mal ?
Quand les bourrasques tourbillonnantes chargées de sable lui cinglèrent le corps, le jeune garçon n’eut pas peur.
Une corne s’enfonça doucement dans le flanc de Padi. La plus vieille chèvre, la maîtresse du troupeau, avait survécu et le regardait d’un œil vif et joyeux. Le paysage avait changé, Padi ne le reconnaissait plus. Face à lui, sur un petit monticule se dressait un grand et majestueux sycomore.
Le chevrier avait parcouru la région dans tous les sens et nulle part il n’existait un arbre de cette taille-là ! Haut d’une quinzaine de mètres, le sycomore avait un tronc blanchâtre, une frondaison étalée et des feuillles ovales. Il donnait des figues amassées en grappes qui, à maturité, devenaient rouges. Surtout, il offrait une ombre si bienfaisante qu’il régnait en maître dans les jardins et sur les places des villages.
Mais ici, dans ces solitudes battues par un vent violent, comment avait-il réussi à s’épanouir ?
Aussi intrigué que fasciné, Padi s’approcha. Le bruissement des feuilles avait la douceur du miel, et la vie lui sembla soudain facile, dépourvue de souffrance et d’angoisse.
Lorsqu’il toucha le tronc, le jeune garçon fut stupéfait. Il était dépourvu d’aspérité et soudain, il se mit à frémir, comme animé d’une vie secrète.
Effrayé, Padi recula.
Alors il la vit.
Une merveilleuse jeune fille, dont le corps gracieux et longiligne se confondait avec l’arbre ! Son visage était d’une incroyable finesse, elle ne devait pas avoir plus d’une quinzaine d’années. Vêtu d’une robe blanche à bretelles, le cou orné d’un collier de turquoise et de jaspes, elle souriait.
Padi en tomba éperdument amoureux.
Lui qui n’avait accordé qu’une attention distraite aux filles du village, dont certaines étaient pourtant entreprenantes, découvrait la splendeur et la magie d’un corps de femme.
- Qui es-tu ? lui demanda-t-elle
- Padi le chevrier.
- Comment m’as-tu trouvée ?
- Il y a eu une tempête de sable, je n’ai pas bougé… et te voilà !
Les yeux de la jeune fille exprimèrent une grande tendresse.
-Tu te trompes, Padi. Pour parvenir jusqu’à moi tu as parcouru un chemin long et difficile. Et si tu n’avais pas un regard pur, tu ne me verrais pas.
- Tu es belle, si belle ! Resteras-tu longtemps à cet endroit ?
- Ce sycomore est ma demeure, je ne la quitte jamais.
Padi était heureux.
La contempler, emplir son regard de ses formes parfaites, sentir son cœur s’élargir comme s’il battait pour la première fois !
Mais le soleil se couchait et il fallait rentrer au village. C’est alors que le chevrier s’aperçut que ses bêtes s’étaient éparpillées et qu’il serait bien difficile de les rattraper.
Ce fut le policier grec chargé de la sécurité du village qui châtia lui-même Padi à coups de bâton. Le garçon hurla de douleur mais garda son secret : il ne parla que de la tempête de sable, si subite qu’elle l’avait empêché de sauver toutes les chèvres. Deux étaient mortes, trois avaient disparu.
- Tu passeras plusieurs années à travailler pour rembourser ce que tu as perdu, prédit le policier. Un voyou de ton espèce mériterait d’être envoyé à la ville comme esclave… Là-bas on te dresserait !
Padi se maîtrisa. S’il protestait, s’il montrait sa peur, son tortionnaire mettrait sa menace à exécution. Au garçon de passer pour un paysan soumis et borné, tellement stupide qu’il ne ferait même pas un bon esclave dans une riche demeure citadine.
- Dès demain, tu te mettras à la disposition du maire. Va-t-en, tu m’ennuies.
Padi se traîna plus qu’il ne marcha jusqu’à la cabane en roseau qu’il partageait avec un autre orphelin, Ioumès, un garçon rieur toujours prêt à s’amuser.
- Tu es dans un drôle d’état, Padi ! Il faut aller tout de suite chez la guérisseuse !
- Non, ça ira.
- Ne te prends pas pour un colosse. Viens, je t’emmène.
A bout de forces, Padi se laissa soutenir par son camarade.
La guérisseuse habitait une petite maison blanche entourée d’un jardin où elle cultivait des plantes médicinales. On avait peur d’elle, car cette femme autoritaire et sans âge ne se mêlait pas aux conversations des maîtresses de maison lorsqu’elles puisaient de l’eau, mais chacun avait recours à elle lorsque la maladie frappait. La guérisseuse considéra le blessé d’un œil inquisiteur.
- Qui t’a frappé, Padi ?
- Le policier grec.
- As-tu commis une faute grave ?
- A cause de la tempête de sable, j’ai perdu des chèvres.
- Allonge-toi sur la banquette de pierre. Je vais t’enduire le dos avec des onguents et tu ne ressentiras plus aucune douleur.
Une douce chaleur émanait des mains puissantes de la guérisseuse. Et lorsque les onguents pénétrèrent dans sa chair, le garçon oublia le mauvais traitement dont il avait été la victime.
Tu connais bien le désert, Padi. Comment t’es-tu laissé surprendre ?
- La tempête a été si subite, je n’ai pas eu le temps de réagir.
- C’est donc une divinité qui l’a provoquée afin de t’apparaître. Et tu l’as vue, n’est-ce pas ?
Padi demeura muet.
- Méfie-toi, recommanda la guérisseuse. Le désert est peuplé de créatures étranges qui cherchent à capturer l’âme des humains. Si tu as rencontré une très belle déesse au sourire enchanteur, il s’agit de la maîtresse du ciel qui accueille l’âme des justes et leur offre de l’eau fraîche pour l’éternité. Mais elle ne se manifeste que dans un grand sycomore au doux feuillage, et il ne peut pas exister un arbre comme celui-là à l’endroit où tu emmènes tes chèvres.
Le maire, qui collaborait avec l’occupant grec, obligeait les jeunes gens du village à transporter les briques qui serviraient à la construction de sa nouvelle maison. Ceux qui se plaignaient des conditions de travail étaient envoyés aux champs où les métayers les traitaient de manière encore plus rude. Padi suivit le rythme et se contenta de la médiocre nourriture qui lui fut offerte. Dès latombée de la nuit il sortit du village pour s’aventurer dans le désert où personne ne le suivrait. Chacun redoutait les mauvais génies et les monstres assoiffés de sang, sans oublier serpents et scorpions qui sortaient de leurs cachettes au crépuscule.
Padi risquait la mort à chaque pas, mais il s’en moquait. A quoi bon vivre, s’il ne retrouvait pas la déesse dans l’arbre, la femme merveilleuse dont il était amoureux ! Courant jusqu’à perdre haleine, rapide comme la brise du soir, le garçon n’hésitait pas un instant sur le chemin à suivre.
Le grand sycomore brillait sous la lune, le soleil de la nuit.
Padi s’approcha, admiratif et recueilli. Il ne discerna que le tronc de l’arbre, ses branches, son feuillage… mais pas la déesse ! Le cœur serré, au bord des larmes, il s’agenouilla pour implorer sa présence.
Et le miracle se reproduisit.
Le tronc de l’arbre se transforma en un délicat corps de femme, puis son visage se dessina avec précision.
Elle était encore plus belle que dans le souvenir de Padi.
- Tu es la maîtresse du ciel, n’est-ce pas ?
Elle sourit avec une douceur infinie.
- Qui te l’a appris ?
- La guérisseuse qui m’a soigné. J’ai été puni parce que j’ai perdu des chèvres. Quelle importance, puisque tu es toujours là !
- Je te l’ai dit, je ne quitte jamais ce grand arbre. Tant que tu souhaiteras me rencontrer, tu parviendras à me voir, toi et personne d’autre.
- Acceptes-tu de me parler des étoiles et de leur danse, là-haut, si loin de nous ?
La nuit durant, Padi posa mille questions à la jeune femme qu’il aimait et écouta sa voix enchanteresse lui révéler les secrets du cosmos.
Un couffin rempli de briques sur les épaules, Padi buta sur une grosse pierre qu’il n’avait pas remarqué et il s’étala de tout son long sur le sentier. Par chance, aucune des briques ne se brisa dans sa chute. Il ne subirait donc pas une nouvelle remontrance du contremaître qui le surchargeait de travail.
Fatigué par sa nuit blanche, Padi n’avait pas droit à un instant de repos. Dernier arrivé dans l’équipe des manœuvres, il ne pouvait pas compter sur ses collègue, qui ne lui apporterait aucune aide et seraient prompts à dénoncer son manque d’ardeur à la tâche.
C’est en pensant à la déesse dans l’arbre que Padi parvint à surmonter l’épreuve. Quand il regagna sa chambre à la fin du jour il titubait de sommeil.
- J’ai besoin de dormir un peu, avoua-t-il à son ami Ioumès. Mais promets-moi de me réveiller dès que la nuit aura recouvert les collines.
- Pourquoi Padi ?
Ne me pose pas de question, je t’en prie et réveille-moi, surtout n’oublie pas !
Ioumès fut fidèle à sa parole et Padi retourna dans le désert. La déesse continua à lui parler. ‘…) Plus il la regardait, plus il l’aimait. Tout en demeurant inaccessible, elle devenait de plus en plus proche ; auprès d’elle, le temps s’immobilisait et la souffrance était abolie. Son premier amour était une déesse et il n’en aurait jamais d’autre.
(à suivre...)
souvenir d'un dimanche au soleil dans le jardin de ma mère, ces beaux massifs que je vous offre pour égayer votre journée.
Amour et beauté
Comme beaucoup d'entre vous, je le suppose et je vous le souhaite, j'expérimente sans cesse, et en ce moment très fortement, combien l'amour vrai (et non cette sensiblerie molle et niaise par laquelle trop souvent on le remplace) est puissant, générateur ou restaurateur de vie et de merveilles (voire de miracles). Alors ce billet sera fait d'amour, d'abord celui que je puise à sa Source même pour l'envoyer à chacun(e) de ceux qui liront ces lignes et à tous ceux qu'ils ont dans le coeur, et puis la belle vidéo que vous trouverez par ce lien.
http://www.youtube.com/watch?v=IDc7UiTNXVE
Et comme amour et beauté vont de pair, voici une méditation pleine de beauté pour rendre votre journée (et toutes celles où vous choisirez de refaire cette méditation) joyeusement multicolore !
"Vous vous promenez par une belle journée ensoleillée et fraîche. Vous montez une petite colline. Arrivé en haut, vous voyez sous vos yeux s’étaler des champs de fleurs de toutes les couleurs.
Vous descendez de la colline pour traverser tous ces champs. Vous restez autant de temps que vous le désirez dans chaque champ de fleurs.
Vous traversez d'abord un champ de fleurs rouges : des coquelicots, des roses sans épines, des glaïeuls, des hibiscus, des tulipes etc. Vous sentez ces belles fleurs, vous en respirez le parfum. Le soleil brille, vous êtes bien au milieu de ces magnifiques fleurs. Vous en cueillez pour faire un bouquet que vous mettez dans un panier ou que vous gardez dans vos bras. Le rouge de toutes ces fleurs emplit votre visage et votre corps.
Vous continuez et vous arrivez dans champ de fleurs roses : des mufliers, des cosmos, des freesias, des géraniums, etc. Toutes ces fleurs bougent doucement sous l’effet d’une petite brise agréable que vous ressentez aussi. Tout en marchant dans ce champ, vous cueillez les fleurs qui vous voulez. Vous les portez à votre visage pour en respirer tout le parfum et vous les ajoutez à votre bouquet.
Puis, vous arrivez dans un champ de fleurs orange : des capucines, des dahlias, des chrysanthèmes, des roses, etc. Vous entendez les cigales chanter sous le soleil. Vous êtes bien, l’air est chaud autour de vous. Vous regardez les fleurs qui se tendent délicatement vers le soleil. Vous cueillez toutes les fleurs que vous voulez et vous les ajoutez aux fleurs rouge et rose que vous avez déjà. Leur parfum embaume l’air et vous entoure. Vous fermez les yeux pour mieux les respirer.
Vous arrivez à la fin du champ de fleurs orange et vous voyez des fleurs jaunes dans le champ suivant : des fleurs de pissenlits, des calendulas, des forsythias, des genêts, des narcisses, des jonquilles etc. toutes ces fleurs semblent être le reflet du soleil. Ce champ est lumineux et vous fermez les yeux pour mieux sentir leur parfum. Vous avez la sensation que votre énergie est au maximum en vous, que la beauté de toutes ces fleurs vous enveloppe de douceur et d’énergie solaire. Vous en cueillez et les ajoutez à votre bouquet.
Vous arrivez dans une clairière d'herbes vertes tendres. Ce tapis d’herbes semble très moelleux, vous vous allongez dans l’herbe et regardez le ciel bleu, quelques nuages passent et vous vous amusez un moment à trouver ce que ces nuages représentent. Vous entendez le bruissement de la vie autour de vous : tous les petits insectes qui volent de fleurs en fleur… Vous sentez le parfum des fleurs que vous avez cueillies et celles qui sont dans les champs. Vous êtes en parfaite harmonie avec la nature qui vous entoure. A votre place dans ce monde de beauté. Vous restez allongé autant que vous le voulez.
Puis vous vous levez et vous cueillez des herbes, petites et hautes pour embellir votre bouquet.
A quelques pas de là, vous voyez un champ de fleurs bleues, que vous traversez : des bleuets, des ancolies, des campanules, des myosotis, des chardons bleus, etc. Vous cueillez toutes les fleurs que vos voulez pour compléter votre bouquet.
Soudain, les fleurs bleues disparaissent et vous arrivez dans un champ de fleurs violettes : des anémones, des iris, de la lavande, des violettes, des pensées etc. Vous en respirez le parfum, vous cueillez et ajoutez les fleurs à votre bouquet en traversant lentement le champ pour admirer les magnifiques nuances de violet de toutes les fleurs présentes.
Enfin vous débouchez sur une clairière remplie de fleurs blanches : des narcisses, des lys, de l’aubépine, du chèvrefeuille, des pâquerettes, des marguerites, des nénuphars blancs, des trèfles des neiges, etc… ce champ est magnifique, pur et vous ressentez les vibrations positives sur vous et votre organisme de toutes ces fleurs blanches. Vous fermez les yeux et vous laissez cette énergie pénétrer en vous en respirant profondément : vous respirez 1-2-3, tenez votre respiration 1 sec : expirez 1-2-3, tenez votre respiration 1sec ; toute la beauté de ce monde vous emplit lorsque vous respirez, tous ce qui va mal sort de vous avec l’air que vous expirez ; respirez 1-2-3, tenez votre respiration 1 sec l’énergie de toutes ces fleurs vous donne envie de danser, de chanter, de rire - expirez 1-2-3, tenez votre respiration 1sec, tout vos ennuis, vos soucis, tout ce qui vous empêche d’être heureux part avec cette expiration. Lorsque vous le voulez, vous ouvrez les yeux et traverser le champ pour y cueillir toutes les fleurs que vous désirez pour que votre bouquet soit encore plus beau.
Vous avez en mains un bouquet multicolore, fabuleux et superbe. En outre, ce merveilleux bouquet est magique car chaque fois que vous donnez une fleur, le bouquet grossit.
Alors allez y commencez à donner vos fleurs...Donnez d'abord à ceux que vous aimez puis dans le même mouvement à ceux que vous aimez moins en restant aussi détendu et aimant. Puis à toute la terre... Allez-y...
Puis lorsque vous le désirez, vous reprenez conscience de votre respiration 1-2-3, tenez votre respiration 1 sec : expirez 1-2-3, tenez votre respiration 1sec ; respirez 1-2-3, tenez votre respiration 1 sec - expirez 1-2-3, reprenez doucement contact avec votre corps et ce qui vous entoure, vous vous sentez parfaitement détendu et empli de la beauté, de l’énergie de toutes ces fleurs. Ouvrez les yeux quand vous le voulez."
Les fleurs amoureuses
Après "L'arbre nu", voici un autre très joli (et très profond) conte d'Antoine Lang, "Les fleurs amoureuses". Pour déguster... et réfléchir !
Il était une fois une marguerite et une pâquerette qui s'aimaient tendrement.
Elles étaient nées non loin l'une de l'autre.
La berge d'un canal avait été aménagée en promenade. Tout au long de la rive, des saules pleureurs laissaient d'un côté nonchalamment tremper dans l'eau paisible le bout de leurs branches, de l'autre apportaient ombre et
fraîcheur aux promeneurs tranquilles marchant sur un chemin de fins gravillons.
De l'autre côté de ce chemin, s'étendait une pelouse bien tondue sur laquelle les enfants faisaient mille galipettes, jouaient au ballon ou essayaient d'attraper des sauterelles. C'est là qu'était née la pâquerette.
Au-delà de la pelouse, et à perte de vue, un pré laissait lascivement ses hautes herbes se balancer au rythme des vents. C'est là qu'était née la marguerite.
Très jeunes déjà, elles s'étaient remarquées entre toutes et se faisaient des petits signes de leurs pétales. Leur amour grandissait de jour en jour, mais voilà, un mètre les séparait, c'était plus que trop pour elles.
- Tu es si loin, je ne peux même pas sentir ton parfum, j'aurais tant aimé que nous poussions l'une contre l'autre, disait la marguerite.
Alors la pâquerette, au prix de mille efforts, extirpant du sol, une à une ses racines pour les replanter un peu plus loin, se déplaça-t'elle jusqu'aux pieds de sa promise.
- Tu es si petite, je te distingue à peine parmi toutes ces herbes, j'aurais tant aimé appuyer ma fleur tout au bord de la tienne, disait la marguerite.
Alors la pâquerette, au prix de mille souffrances, allongeant sa tige, rejoignit-elle sa bien-aimée.
- Ta corolle est si petite comparée à la mienne, j'ai si peur en l'étreignant d'en froisser le moindre pétale, disait la marguerite.Alors la pâquerette, au prix de mille tortures, s'étala-t'elle au plus large qu'elle pût pour ressembler à l'élue de son coeur.
- Nous allons enfin pouvoir partager notre vie comme nous l'avons rêvé depuis notre plus jeune âge, disait la marguerite en se serrant contre son amie.
Mais la pâquerette ne pût rien répondre, épuisée de tant de peine, elle n'eût plus que la force de se laisser faner, laissant seule à jamais celle pour qui elle avait tout donné.
Que t'en semble, ami, viens-tu de lire une histoire d'amour ?
Tu ne crois pas, et tu as raison ; si tu y avais cru, tu aurais eu raison aussi.
L'amour, c'est donner le meilleur de ce que l'on a, de ce que l'on est, de ce que l'on peut, sans rien demander en échange.
L'amour, c'est accueillir l'autre tel qu'il est, sans rien exiger de lui de peur de l'obliger à faire ce qu'il ne pourrait pas, de peur de le faire devenir quelqu'un qu'il n'est pas, de peur de lui prendre quelque chose qu'il n'a pas : de peur de l'épuiser.
L'amour, c'est recevoir simplement ce que l'autre est capable de donner, même si ce don ne nous satisfait pas entièrement car, ce qu'il a donné est ce qu'il avait de plus beau.
L'amour, c'est savoir que demain, par amour, l'autre donnera encore et encore, offrant le meilleur de ce que Dieu a mis en lui, et cela, sans rien demander en échange.
Un jour à chat
Aujourd'hui est un jour à chats. Après un week end majoritairement ensoleillé, le lundi s'emmitoufle de gris et n'a pas l'air plus décidé que moi à se lever franchement. J'ai envie de me ménager une transition en admirant un (ou plusieurs, modération vivement déconseillée en l'occurence !) chat en majesté, en laissant son ronronnement me bercer, en caressant doucement sa fourrure soyeuse, en me perdant dans le mystère de son regard, et de faire ainsi ample provision de beauté, de grâce et de sérénité avant de replonger dans le quotidien. Pour vous y aider si vous êtes de semblable humeur, voici deux extraits d'une précieuse anthologie de textes sur ce sublime animal, dressée par Annie Duperey : Les chats mots, 2003, Ed. Ramsay
(avec en prime la citation qui a sans doute donné naissance au jeu de mots du titre :
"Les chats ont un petit côté chameau" Paul Chat- pardon, Chartrand)
-Oh la jolie fleur dans la vitrine !
- Oui, c’est un pavot blanc
- Je ne parle pas des petits pavots, je vous montre la fleur d’en bas, tachetée de clair et de sombre, veloutée, avec deux gouttes de rosée qui brillent, et de grandes étamines blanches pointues…tiens, je me trompais, ce n’est pas une fleur, c’est un chat.
- Non, non, vous aviez raison, poète : c’est une fleur
Colette Autres bêtes, Chats de Paris
C’était assise sur le lit devant la fenêtre qu’elle révélait le mieux sa splendeur. Ses deux pattes avant de couleur crème très légèrement rayée se tenaient bien droites l’une contre l’autre, posées sur leurs chaussons à reflets d’argent. Ses oreilles délicatement bordées de blanc éclatant se dressaient et frémissaient, à l’affût des sons, des sensations. Sa tête pivotait légèrement à chaque sensation nouvelle, en alerte. S a queue s’animait dans une autre dimension, comme pour appréhender des messages que ses organes eussent été impuissants à saisir. Elle se tenait ainsi, immobile, légère comme l’air, à regarder, écouter, sentir, percevoir, respirer, tout son être – fourrure, moustaches, oreilles – engagé dans une délicate vibration.
Si le poisson concrétise le mouvement de l’eau, lui donne forme, alors le chat est le diagramme subtil de l’air
Doris Lessing, Les Chats en particulier
Les subtiles et élégantes illustrations en noir et blanc dont la couverture ci-dessus vous donne une première idée sont de la sculptrice et artiste peintre Sonja Knap. Vous trouverez ses autres oeuvres sur le site : www.sonjaknapp.ch ; il est en allemand mais les titres des rubriques sont suffisamment explicites pour naviguer sans problème.
Je vous ronronne mes souhaits de bonne journée les plus félins.






