Ecrire de plaisir

21 octobre 2013

l'homme de toutes pièces

Un beau dimanche, un dimanche neuf de janvier…

Un papa lit son journal. Son galopin de fils lui tire la manche :

  • Allez viens jouer avec moi…

  • Je lis mon journal.

  • Mais moi je m’ennuie… Allez papa… viens !

L’enfant insiste toujours, ne veut pas lâcher son père.

Alors, l’homme déchire une page de son journal sur laquelle figure une mappemonde. Il en fait plusieurs morceaux :

  • Tiens ! Quand tu auras fini le puzzle de la terre, tu viendras me trouver pour jouer…

 

Et l’homme soupire d’aise, persuadé que son fils va être occupé longtemps…

Mais une minute après l’enfant triomphe :

  • Gagné !

  • Comment ? ? ?

  • Facile !…

de l’autre côté de ta terre déchirée,

il y avait un homme dessiné…

alors j’ai refait l’Homme pour faire toute la Terre…

 

Monique BERTRAND

www.enseignedescontes.fr

06.30.76.76.03 ou 04.90.59.59.42

puzzleBelle journée !

 

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11 octobre 2013

Joie et louange

Encore une goutte de soleil de Marie-Pier Charron et sa lettre quotidienne "Matin Magique" dont je vous ai parlé plusieurs fois

«Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.»
– Li-Cam

"On se demande parfois comment on peut bien être heureux malgré les difficultés qui présentent le bout de leur nez, malgré les injustices que l’on peut observer, malgré tous ces drames qui font l’actualité…

Or, la véritable question est plutôt : «Comment pouvons-nous ne PAS être heureux malgré tout?». Oui, comment pouvons-nous dire non à la paix lorsqu’on sait que l’avoir est la seule façon de la partager? Comment pouvons-nous dire non à la joie – à cet alignement qui nous amène à être particulièrement vibrants, aimants, généreux et rempli de solutions inspirées – par solidarité pour ceux que l’on veut aider? Comment pouvons-nous imaginer, ne serait-ce une seule seconde, que nous déconnecter de notre nature profonde puisse nous aider à relever les défis et à avancer?

Le bonheur n’est pas le résultat, mais la clé pour y arriver.

Et je vous en souhaite une méga dose en cette si belle journée… :-)"

Marie-Pier

Je me joins à ce souhait ; magnifique journée à chacun(e) et je vous offre ce passage d'un très beau livre de Jacqueline Kelen, "Le livre des louanges", qui me semble aller avec ce qui précède mais le mener plus loin :

La louange, qui coûte parfois beaucoup tant le malheur est pressant, est un exercice spirituel qui achemine vers la joie.

(...Elle) ) ouvre tout l'espace du coeur. Elle défie la douleur et l'incompréhension, surmonte le désespoir et le sentiment d'injustice. Elle acclame, remercie et bénit sans rien demander pour soi. (...) A notre monde qui ressasse les horreurs la louange peut sembler inconcevable, voire inacceptable : les guerres, les maladies, les crimes de toute sorte, la pollution, la misère, la famine...la liste est longue mais justement, le propre de la louange est de résister à ce monceau de malheurs. Elle est la force, l'entêtement et la joie du chant, qui persistent en dépit de tout. Elle ressemble à la rose d'Angelus Silesius qui "fleurit sans pourquoi". Elle ne cesse pas en temps de ténèbres, durant une maladie, pas plus qu'une rose ne retient son parfum lorsque sévit la guerre. Et elle continue de s'élever dans la plus noire déréliction, à la façon dont la rose embaume encore, même piétinée. Elle ne vainc ni la mort ni le mal mais, tant qu'une voix la porte encore en ce monde, elle convoque l'amour et la beauté pour leur faire face et suspendre, le temps d'un cantique, leur emprise. Elle n'est pas un remède ni une consolation mais la promesse enclose en tout commencement"

Que cette journée soit pour vous une occasion de louange, et que quelles que soient vos circonstances, elle vous mène à la joie.

 

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09 octobre 2013

si paisible...

Juste un saut pour vous faire connaître un très beau site dont je tire l'image ci-dessous :

http://www.jamesbrowne.net

Provisions300da

Cela me fait penser à Tolkien, Romain Sardou, le Connolly du "Livre des choses perdues", cela me fait rêver, cela me donne du bonheur. J'espère qu'il en sera de même pour vous.

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07 octobre 2013

Rien ne sert de mûrir...

Pas une seule réponse à mon jeu, paresseux que vous êtes ! Voici d'autres réponses, mais il y en avait sûrement bien plus.

1) la fleur de l'âge, la fine fleur de la société, avoir les nerfs à fleur de peau...

2) Iris, Anémone, Jacinthe (pour les filles) et Hyacynthe (pour les garçons)

3) La Tulipe noire (film), Le nom de la rose (roman et film) A l'ombre des jeunes filles en fleur (roman de Marcel Proust) etc...

Et aujourd'hui je passe des fleurs aux fruits avec une histoire de pomme. Je sais, j'ai déjà posté un conte sur ce fruit il y a quelque temps, mais pomme et automne ça rime bien, et puis les pommes, c'est bon pour toute l'année, vous connaissez le dicton "une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours" !

Voici donc cette histoire, trouvée sur le site

http://www.momes.net/Journal/petiteshistoires/43.html#

J' ai vite cliqué sur la phrase « écrire à l'auteur » mais malgré mon entêtement l'accès m'a été systématiquement refusé, alors Francis, si par chance vous lisez ceci, sachez que j'ai énormément aimé votre histoire, en même temps si charmante et si pleine de sagesse, et que c'est pour cela que je l'ai mise sur mon blog, pour que d'autres personnes puissent encore la « déguster ». Si cela vous ennuie et que vous souhaitez que je l'enlève, dites le moi je le ferai immédiatement.

La vilaine petite pomme
Histoire écrite par Francis, pour ses enfants

fleurSur un grand arbre, il y avait une quantité de belles fleurs. Elles étaient toutes blanches et resplendissaient au soleil. Dès qu'il y avait un peu de vent, elles se mettaient à faire la causette. C'étaient des fleurs très bavardes. Et vas-y que je te papote, que je te raconte ma vie, et comment sera l'été, va-t-on avoir le beau temps, bref, ça n'arrêtait pas ! Quand les gens passaient sous cet arbre, ils se demandaient toujours d'où pouvait bien venir ce continuel bruit de conversation. Pourtant, parmi toutes ces pipelettes, il y avait une petite fleur toute timide qui n'osait jamais parler aux autres. D'ailleurs, celles-ci l'avaient vite jugée. Un jour, une grande fleur très blanche, aux énormes pétales, un peu prétentieuse, lui avait dit :

- Moi, quand je serai grande, je serai une belle reine de reinette ( une reinette, c'est une pomme ). Et toi ? Qu'est-ce que tu seras, plus tard ? Une starking ? Une red delicious ? ( Ça aussi, ce sont des pommes ).

La pauvre petite qui ne connaissait pas tous ces noms compliqués n'avait rien osé répondre. Tu penses bien que l'autre s'était dépêchée de tout raconter à ses copines :

- Vous savez, la petite pâlotte, là-bas, j'ai voulu lui faire un brin de conversation, par politesse, eh bien elle ne m'a pas dit un mot !!

- C'est une pimbêche, répondit une première.

- Ça deviendra une golden, ajouta une seconde (une golden, c'est aussi une pomme, mais c'est moins bon).

- Ou peut-être qu'elle va se faner et qu'elle ne deviendra rien du tout, glapit une troisième de sa méchante petite voix acide.

Et voilà ! Depuis ce jour, tout le monde la battait froid, toutes ces petites pestes parlaient à qui mieux mieux de leur brillant avenir, et elle, la pauvrette, pensait tout le temps à ce qu'avait dit la plus méchante des trois :

- Elle a raison. Je ne deviendrai même pas une petite golden de rien du tout, je vais me faner et plus personne n'entendra jamais parler de moi et puis voilà !

En un mot, elle avait un chagrin à vous fendre le coeur.

Mais voici que l'été arriva. Les fleurs perdirent leurs pétales et commencèrent toutes à s'arrondir. Oui, toutes ! Même la petite ! Mais, alors que les autres grossissaient, grossissaient, et prenaient une teinte jaunâtre (le jaunâtre, c'est comme le jaune, mais en moins joli), la petite, elle, restait toute maigrelette et toute verte ! De loin, on aurait dit un petit pois !

Inutile de te dire que ça n'améliorait pas son moral, surtout que les autres, plus elles grossissaient, plus elles faisaient les fières ! On aurait dit que leur vanité s'enflait en même temps que leur poids. De temps en temps elles se tournaient vers la petite avec mépris puis chuchotaient je ne sais trop quoi, mais sûrement des méchancetés. Parfois, pour lui faire de la peine, elles parlaient au contraire très fort, pour qu'elle entende :

- Avez-vous vu, ma chère (depuis qu'elles étaient devenues des pommes, ces petites péronnelles se vouvoyaient), avez-vous vu comme j'ai encore grossi ! Mon dieu, si l'été reste aussi chaud, je me demande ou cela va s'arrêter !

- C'est comme moi, disait l'autre, et mon teint, voyez comme il jaunit avec ce beau soleil !

- Oui, c'est ravissant ! Vous êtes resplendissante !

Et ainsi de suite. Ces pommes, c'était un vrai panier de crabes ( on dit "c'est un panier de crabes" quand les gens sont méchants ou jaloux ). La petite, à entendre tous ces compliments, à voir jaunir ses compagnes ( elle trouvait ça très joli ) avait honte. Elle avait tellement honte que ça la faisait rougir. Bien sûr, elle craignait qu'on le remarque. Et sais-tu ce qui se passe quand on a peur que les autres vous voient rougir ?

Eh oui, on rougit encore plus ! Et c'est exactement ce qui se passait ! Et les autres, ces sales petites vipères, crois-tu qu'elles auraient fait semblant de ne rien voir ? Pas du tout ! Elles ne se gênaient même plus pour se moquer d'elle ouvertement :

- Alors, petite, mais quelle belle couleur ! C'est un coup de soleil ?

Ou encore :

- Quand on rougit comme ça, c'est qu'on n'a pas la conscience tranquille

Bien entendu, à ce régime, la malheureuse, qui était devenue écarlate à force d'avoir honte, vit arriver la fin de l'été avec soulagement.

- Au moins, se disait-elle, quand on aura cueilli toutes ces belles, je resterai toute seule sur l'arbre et plus personne ne se moquera de moi.

A la mi-septembre, le ciel se couvrit de nuages et le vent menaçait de briser les branches du pommier qui semblait peiner sous son fardeau de fruits. Les pommes étaient énormes, toutes jaunes, et plus arrogantes que jamais. Pourtant, elles auraient bien fait de montrer un peu plus de modestie car leur peau, auparavant bien tendue, commençait à se couvrir d'étranges rides disgracieuses.

Un matin, un pas lourd retentit dans le verger.

- C'est le fermier ! C'est le fermier ! dirent les plus malignes, celles des branches supérieures, qui durant tout l'été avaient eu loisir de contempler tout ce qui se passait aux environs et, de ce fait, jouaient les affranchies.

En effet, c'était le fermier. Dès qu'il vit l'arbre craquant sous le poids des fruits, il s'exclama :

- Oh ! Oh ! Le cidre sera bon, cette année ! Aussitôt, dans le pommier, ce fut un concert de caquetages, de questions inquiètes, de suppositions toutes plus absurdes les unes que les autres :

- Cidre ? Cidre ? Jamais entendu parler de cette variété !

- Ce n'est pas une sorte de golden, quand même ?

- Mais non, c'est plutôt un genre de pommes de luxe, pour la décoration !

Elles allaient savoir bientôt comment on fait le cidre, et elle seraient bien punies de leur suffisance ! Mais tout à coup, le fermier remarqua, là, entre deux grosses rombières de pommes toutes jaunasses et ridées, une toute petite tache rouge qui faisait tout ce qu'elle pouvait pour ne pas se faire remarquer.

- Mais c'est une cerise, et une belle encore ! dit le fermier qui n'en revenait pas.

La petite ne pouvait pas croire ce qu'elle entendait. C'était bien la première fois qu'on disait qu'elle était belle !

- Qu'est-ce qu'une cerise peut bien faire dans. un pommier ? ? Marie-Renée ! Viens voir !

Marie-Renée, c'est la femme du fermier. Dès qu'elle vit la cerise, car c'en était bien une, elle ne perdit pas le nord.

- Il faut tout de suite prévenir la télé ! !

Sitôt dit, sitôt fait. En un rien de temps, une armée de journalistes, de cameramen, de photographes, d'éclairagistes, de speakerines envahit le verger. Sous les feux des projecteurs, la petite cerise rougissait encore plus. Quant aux pommes, certaines d'entre elles croyaient que tout ce beau monde était venu pour elles, tant elles étaient aveuglées par leur fatuité. Si elles avaient pu faire la roue, elles l'auraient faite !!

Au bout de quelques kilomètres de pellicule, un des photographes s'écria :

- Est-ce qu'on pourrait la prendre seule dans l'arbre ?

- Pas de problème, répondit le fermier, j'allais cueillir les pommes.

Toutes les pommes furent donc cueillies, délicatement, pour ne pas faire tomber la petite cerise. Quand elles furent toutes à terre, le fermier dit :

- Bon, ben tout ça c'est bien joli, vous pouvez continuer à faire vos photos, mais moi j'ai du travail.

Et il alla chercher son énorme tonneau à cidre, dans lequel il enferma toutes ces snobs qui avaient jugé la petite cerise indigne de leur amitié.

cerise

Le lendemain, le monde entier ne parlait que de la petite cerise qui était née sur un pommier. Elle devint une star adulée du public, mais comme elle savait ce que c'était que de souffrir de l'orgueil d'autrui, elle sut garder la tête froide et ne se laissa pas étourdir par la gloire.

 

A méditer... Grand merci à Francis et bonne journée à tous !

 

 

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05 octobre 2013

une fête qui "fleure" bon

Bonne fête à vous si vous vous appelez Fleur, ou Flore, et bonne fête à toutes celles qui portent un nom de fleur, surtout s'il n'est pas déjà dans le calendrier, on va dire qu'aujourd'hui c'est "l'attousaint des fleurs" !! Pour célébrer cela, je commencerai par vous envoyer une

CIMG1668


pleine d'amitié, et puis je vous proposerai deux petits jeux :

CIMG1666

1) trouver le plus possible d'expressions contenant le mot "fleur" 

et/ou

2) donner le plus de prénoms qui sont des noms de fleurs, en essayant évidemment d'en trouver des inhabituels, c'est plus drôle.

Et soyons fou voici un 3e jeu : trouver des noms de chansons, de  poèmes, de livres, de films etc. comportant des noms de fleurs

CIMG1683

Je commence

1) faire une fleur, couvrir de fleurs, la fleur au fusil....

2) Rose, Marguerite, Violette...

3) Fanfan la Tulipe, Le Dahlia Noir...

CIMG1680

Je vous laisse avec un poème qui ne fera pas de jalouses, puisqu'il s'adresse à toutes les fleurs !

Les fleurs

Jetant leur fantaisie exquise de couleurs
A l'étalage des fleuristes
Elles sont tour à tour ou joyeuses ou tristes,
Les fleurs !

Joyeuses, elles vont porter les mots frôleurs
A l'oreille des biens aimées,
Disant : bonheur, espoir, ivresses enflammées,
Les fleurs !

Tristes, elles s'en vont mourir, vagues pâleurs,
Dans la nuit des tombes glacées,
Disant : désespoirs, deuils, soupirs, âmes blessées,
Les fleurs !

Joyeuses, elles vont, par groupes enjôleurs,
Briller en nos têtes frivoles,
Disant : luxe, plaisir, insouciances folles,
Les fleurs !

Tristes, avec novembre, elles viennent en pleurs,
Dire les chers anniversaires,
Les souvenirs aimés et les regrets sincères
Les fleurs !

Ainsi, s'associant aux gaîtés, aux douleurs,
Selon que le veut notre envie,
Elles sont nos témoins et nos sœurs dans la vie,
Les fleurs !

(Jacques Clary Jean Normand)

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04 octobre 2013

pain, vin, calembours pas bien fins

ain, vin et calembours pas très fins

Oups ! je m'aperçois que je vous ai fait il y a quelques jours une promesse que je n'ai pas tenue, désolée. Vous aviez trouvé, "pain" et "vin" en breton ?

C'est "bara" et "gouin", hé oui ! A l'époque, le français n'était pas la langue générale, chaque province avait son "parler" et l'on ne se comprenait pas forcément. Alors de là à ce que les deux mots dont on ne connaissait pas la signification aient été fusionnés pour donner  "baragouin" et désigner un langage incompréhensible, il n'y avait qu'un pas, vite franchi !

Pour me faire pardonner cet oubli voici quelques "flamby jokes". Vous aviez sûrement remarqué depuis longtemps, vous, que sur les couvercles des Flamby étaient inscrites de petites devinettes ? Et bien pas moi, jusqu'à la semaine dernière. Et du coup je les ai soigneusement notées pour vous ! Allez, c'est parti :

Qu'est ce qu'une carotte et un balai dans le désert ?

Qu'est ce qui fait le tour de la maison sans bouger ?

Quel est le plat préféré des cannibales ?

 

boules souriantes

 

Cette fois je n'attends pas demain, voici les réponses :

Un bonhomme de neige qui a voulu voir du pays

Les murs

Le croque-monsieur (ou le croque-madame, pour l'amour de l'égalité !!!)

 

D'accord, d'accord, Vermot n'est pas loin. Mais bon, même si cela ne vous fait que légèrement sourire, c'est toujours ça que la morosité ambiante n'aura pas !!

Belle journée

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03 octobre 2013

mûres sacrées

Rebonjour, je suis de nouveau chez moi après un beau mois de septembre dans ma famille, et je vais de nouveau pouvoir venir vous voir de temps à autre. Pour commencer, voici un beau message du blog Matins Magiques, dont je vous ai déjà transmis quelques exemples. Celui-ci, je l'aime beaucoup, j'espère qu'il en sera de même pour vous. Bonne journée

«Si chaque pas que vous posez sur la terre est une prière, vous progresserez toujours dans le respect du sacré. Alors, votre pas lui-même deviendra sacré.»
– Charmaine White Face


Mures

Je reviens tout juste du marché, les sacs remplis de beaux fruits colorés. Je comptais m’installer et grignoter les mûres que je viens d’acheter en écrivant le message d’aujourd’hui… Puis, au moment où j'allais chercher le casseau dans la cuisine, une sorte de mur invisible m’a arrêtée.

En une fraction de seconde, j’ai réalisé que chacune de mes mûres avait pris des centaines d’heures à atteindre sa juteuse maturité. J’ai pensé aux personnes qui ont investi leur précieuse énergie pour les cultiver. J’ai pensé à tout ce que la nature a orchestré pour que ces petits fruits deviennent les grands délices qu’ils sont aujourd’hui. Et, toujours pendant ce court instant, j’ai compris que mes mûres méritaient mieux que d’être grignotées par un esprit à moitié présent, occupé à réfléchir et à écrire. Elles méritent d’être dégustées. Elles méritent d’être vénérées.

Tout est sacré, tout est digne de notre pleine attention. Et chaque petite chose devient une prière lorsqu’on prend le temps de bien la faire.

Vous savez donc ce que je vais faire à l’instant. ;-)

Bon jeudi!
Marie-Pier
P.-S. Merci de partager ce message avec vos proches si vous pensez qu’il pourrait ensoleiller leur journée! D'ailleurs, si vous recevez ce courriel d’un ami qui a eu la gentillesse de le partager avec vous, notez que vous pouvez vous abonner sans frais à Matin Magique sur http://www.matinmagique.com et recevoir de petites doses de magie – comme ce message – directement dans votre boîte courriel. Je serais ravie de vous accueillir dans la grande famille magique. :-)

Vous pouvez partager ce message sur Twitter ou avec vos amis Facebook en les invitant à aller le lire à cette adresse : http://matinmagique.com/ot3.html

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26 septembre 2013

Un livre passionnant

Petite pause terminée depuis le début de la semaine, mais le travail m'a fondu dessus dès mon retour et je ne peux revenir vous voir qu'aujourd'hui ! Pendant ce week end délicieux nous avons lu, "farnienté" au soleil,  joué à un jeu que vous connaissez peut-être, le quizzard, apparenté au Trivial Pursuit et à tous les jeux qui font appel à la culture générale mais je l'ai trouvé beaucoup plus drôle que tous ceux que je connaissais. J'ai appris, au passage, comment on disait (on dit toujours peut-être ??) "pain" et "vin" en breton. J'en ai été très étonnée, et vous le serez quand je vous le dirai car comme moi, vous connaissez tous ces mots ! Je vous laisse chercher, vous aurez la réponse demain. En attendant je vous conseille un livre qui m'a absolument passionnée, d'autant plus que c'est une histoire vraie, ou plutôt un témoignage : "La preuve du paradis" (je n'aime pas ce titre, mais bon...) par le Dr Eben Alexander. Ce neuro chirurgien de pointe, grand spécialiste "des concepts les plus pointus en matière de science du cerveau et d'études sur la conscience", est  comblé tant par son métier que par une famille aimante et aimée. Tout bascule le 10 novembre 2008 lorsqu' il est frappé d'une maladie extrêmement peu fréquente suivie de multiples complications et reste dans le coma pendant sept jours, au point que les médecins envisagent de le débrancher. Pendant cette période, raconte-t-il :

"L'ensemble de mon néocortex - la surface externe du cerveau, la partie qui fait de nous des humains - était éteint. Inopérant. Essentiellement absent.

Quand votre cerveau est absent, vous l'êtes également. En tant que neurochirurgien j'avais entendu au cours des années de nombreuses histoires de personnes qui avaient vécu des expériences étranges, le plus souvent à la suite d'un arrêt cardiaque : des histoires de voyage dans des pays mystérieux, merveilleux, de retrouvailles avec des proches décédés - et même de rencontres avec Dieu. Des histoires extraordinaires, sans conteste. Mais tout cela était de mon point de vue du pur fantasme. Par quoi étaient provoquées ces espèces d'expériences d'une autre réalité que ces personnes rapportaient si souvent ? Je ne prétendais pas le savoir, mais je savais qu'elles dépendaient du cerveau. Comme toute la conscience. Si l'on ne dispose pas d'un cerveau en état de marche, on ne peut pas être conscient. La raison en est que le cerveau est la machine qui produit la conscience en premier lieu. Quand la machine est cassée, la conscience s'arrête. (...) En tout cas c'est ce que je vous aurais dit avant que mon propre cerveau ne lâche. Pendant mon coma mon cerveau ne fonctionnait pas avec difficulté, il ne fonctionnait pas DU TOUT (...) beaucoup des expériences d'EMI qui sont rapportées surviennent lorsque le coeur de la personne était arrêté pendant quelques instants. Dans ce cas-là le néocortex est temporairement inactivé, mais il n'est en général pas trop lésé. Dans mon cas le néocortex n'était plus dans le coup. J'ai rencontré la réalité d'un plan de conscience qui existait totalement indépendamment des limitations de mon cerveau".

Une révolution totale pour ce scientifique à tout crin dont,  par ailleurs, la guérison représente un véritable miracle médical. Et quand on dit miracle...  Je vous laisse lire le reste de ce témoignage, c'est plus fascinant qu'un roman d'aventure, et en plus c'est vrai !

 

Excellente journée

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20 septembre 2013

Une petite pause

Petite pause jusqu'à lundi.  Je vous laisse avec cette belle citation que j'ai trouvée il y a peu dans mes lectures

C'est comme ça que parfois les choses se font et l'espérance humaine est un tel miracle qu'il ne faut pas s'étonner si parfois elle s'allume dans une tête sans savoir ni pourquoi ni comment. Le tout c'est qu'après elle continue à soulever la vie avec ses grandes ailes de velours.

Que ma joie demeure
[ Jean Giono ]

 

Bonne journée et bon week end.

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17 septembre 2013

La robe merveilleuse

j'ai trouvé cette très belle histoire sur le site http://michellehautmont.e-monsite.com. Il est beau, tendre, drôle, coloré, chaleureux, allez-y vite !

Et Michelle, si d'aventure vous lisez ceci, sachez que j'ai essayé deux fois de vous laisser un message vous demandant l'autorisation de mettre cette histoire sur mon blog, deux fois j'ai échoué le message n'est pas passé. Alors si vous préférez que j'enlève cette histoire de mon blog, dites le moi vite, ce sera fait illico.

 

La robe merveilleuse

  C'était la petite fille la plus pauvre du monde. Elle ne possédait rien, pas même une poupée de chiffons, pas même d'images. Elle n'avait qu'une seule robe et, quand sa mère la lui lavait, elle devait rester au lit pour attendre qu'elle fût sèche.

 Un soir, la mère regarda en soupirant la fillette endormie, puis son regard se porta sur une pauvre guenille bleue pliée avec soin sur un tabouret, et elle songea que l'enfant avait besoin d'une robe neuve. Mais comment une pauvre mère qui travaille tout le jour pour gagner du pain peut-elle trouver l'argent nécessaire pour acheter une robe ? Elle ouvrit la fenêtre, contempla la campagne en fleur, à la clarté de la lune et pensa :

" Quelqu'un me donnera sûrement une robe pour mon enfant."

Elle sortit sans bruit, referma la porte et alla à la recherche d'une robe. A peine était-elle sur la route qu'elle rencontra un magnifique rayon de lune.

        - Douce lune, dit la mère, veux-tu me faire de tes rayons une robe pour mon enfant ?

        - Je le ferais volontiers, répondit la lune gentiment, mais les hommes se plaindraient ensuite de ma lumière pâlie. Cherche ailleurs ;

 La mère s'éloigna en soupirant. Elle entendit alors le rossignol chanter dans la forêt d'une voix si douce qu'il semblait vouloir exprimer toute la tendresse d'un coeur. Emue, elle lui demanda :

       - Cher petit rossignol, veux-tu de tes chants, faire une robe pour mon enfant ?

       - Je regrette beaucoup, répondit le rossignol, mais, si je ne pouvais plus chanter, la nature perdrait son plus grand charme et tous les êtres se plaindraient. Cherche ailleurs;

La mère s'éloigna de nouveau en soupirant. Elle tenait la tête baissée et regardait les fleurs aux brillantes couleurs qui s'épanouissaient sur le bord du chemin. Et elle dit aux fleurs d'une voix caressante :

       - Petites fleurs, voulez-vous me donner vos pétales pour que j'en fasse une robe pour mon enfant? Je vous en serais si reconnaissante ! mon enfant a absolument besoin d'une robe.

       - C'est bien malheureux, murmurèrent les fleurs, mais, si nous te donnions nos pétales, c'est nous qui resterions sans vêtements. Et, alors, que deviendraient les sentiers et les prairies sans fleurs ? Cherche ailleurs.

Déçue, découragée, la pauvre mère s'éloigna. Elle arriva au bord de la rivière et regarda ses eaux tranquilles qui passaient en babillant. Elle l'interpella en ces termes :

        - Rivière parfumée de menthe et de genièvre, qui descends des fraîches montagnes, je te prie, fais-moi de ton eau une robe pour mon enfant.

        - Je ne le puis, répondit la rivière, je suis pressée car je dois aller très loin. Cherche ailleurs.

La mère repartit, désolée. Tout espoir l'abandonnait et elle songeait au retour. Mais voici que, devant elle, une sauterelle gambadait joyeusement, la regardant de ses petits yeux étonnés.

        - Je te prie, gaie sauterelle, dit la mère soudain consolée, de ta joie fais une robe pour mon enfant qui en a absolument besoin.

        - Bé ! Qui donc se priverait de sa propre joie ? répondit la sauterelle d'une voix stridente, ce serait bien stupide. Cherche ailleurs.

Et la sauterelle s'en alla en gambadant. Alors la mère, le coeur plein de tristesse, songea à retourner à la maison; aucune créature, dans cette nuit lumineuse, n'avait eu pitié d'elle et de son enfant. Elle jeta un regard autout d'elle pour chercher un autre sentier, car elle ne voulait pas se retrouver parmi ces êtres restés insensibles à sa requête.  Et voici qu'en passant à côté d'une masure déserte et presque en ruine elle entendit un gémissement lugubre qui venait de ces vieilles pierres noires.

        - Qui est-ce qui gémit ainsi ? demanda-t-elle.

        - C'est moi, le hibou, répondit la triste voix. Je suis toujours seul; personne ne m'aime parce que je suis aussi laid que ma voix; et toi, qui es-tu ?

 La mère s'approcha d'une fenêtre sur le rebord de laquelle perchait le hibou; il la regardait de ses yeux mélancoliques au fond desquels brillait une lueur.

        - Je suis la mère de la petite fille la plus pauvre du monde, dit-elle, et je cherche une créature assez bonne pour me donner une robe pour mon enfant qui en a si grand besoin. Mais, jusqu'à présent, tout le monde m'a repoussée. Je dois donc rentrer à la maison et me remettre à raccommoder avec une patience infinie la pauvre vieille robe.

Et la pauvre mère poussa un soupir. Il ne lui était pas venu à l'esprit de demander son aide au hibou, ce pauvre être déshérité, misérable et solitaire.

        - Je n'ai rien à te donner, reprit le hibou, car je suis aussi pauvre que toi. Mais ma compassion est si grande qu'elle pourrait suffire à faire une robe pour ton enfant.

Et le hibou se mit à pleurer; ses larmes brillantes tombaient en abondance aux pieds de la pauvre mère. Et peu à peu elles se transformèrent en une sorte de resplendissant tissu de diamants. La mère le ramassa, émerveillée, émue, heureuse. Le pauvre hibou avait donné sa compassion, la seule richesse qui n'appauvrit pas celui qui s'en prive, mais qui, au contraire, l'enrichit toujours davantage, comme la source vive, qui, plus elle donne d'eau, plus elle en a !

La mère courut porter à la maison la robe merveilleuse. Et, le lendemain, il n'y avait pas une seule petite fille riche qui eût une robe aussi belle.

       - Mais ce sont des diamants, ce sont des diamants ! s'exclamaient les gens qui s'attroupaient dans la rue pour admirer et pour toucher la robe merveilleuse.

Personne ne s'apercevait que c'étaient seulement des larmes de compassion.

"Histoires merveilleuses du ciel et de la terre". Traduit de l'italien par M.Vallette

 

Hibou pleure

Cette étrange image, que j'aime beaucoup, provient du site blingee.com

 

 

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