Ecrire de plaisir

parce que j'aime lire et écrire et que, comme je l'ai découvert grâce aux ateliers d'écriture, c'est plus drôle à plusieurs. Parce que c'est passionnant de partager ce que l'on aime (ou pas) avec d'autres et de créer ainsi des liens.

25 décembre 2009

Certitudes

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JE CLAME

Que la vie est indestructible,
Malgré la mort.
Que l'espoir est un vent vif
qui doit balayer le désespoir.
Que l'autre est un frère
avant d'être un ennemi.
Qu'il ne faut jamais désespérer
de soi-même et du monde.
Que les forces qui sont en nous,
les forces qui peuvent nous soulever
sont immenses.
Qu'il faut parler l'amour et non
les mots de la tempête et du désordre.
Que la vie commence aujourd'hui
et chaque jour, et qu'elle est l'espoir.
                              Martin Gray     200310

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24 décembre 2009

Un TRES joyeux Noël à toutes et à tous !

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Joyeux Noël à tous et à toutes. Que l'espoir renaisse en votre coeur, que la joie vous soit donnée, non pas la joie artificielle qui dure ce que durent les guirlandes et les chants, mais la joie profonde et durable qui baigne le coeur et soutient chaque jour. Que la paix du coeur et de l'esprit vous baigne et vous fasse du bien. Et que la lumière de Celui qui a choisi de venir sous la forme d'un enfant, fragile et confiant, plein d'amour et d'innocence, éclaire chaque heure de l'année qui se termine et de l'année qui vient.1158_La_creche_de_noel_mini

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23 décembre 2009

Un Noël...

La main posée sur son ventre rond, la jeune femme rêve en contemplant le ciel. Là-haut, l’étoile du berger brille déjà. De la salle à manger lui parvient la voix de son mari fredonnant “Il est né le Divin Enfant”, Elle sourit. Ses pensées s’envolent vers cette autre femme qui elle aussi, il y a 2000 ans, attendait un fils...

                                                             ***

“Fils de l’étoile”, c’est ainsi qu’en son for intérieur Youssef aime à se nommer, en hommage à cette étoile qui jadis a guidé l’un des siens vers le petit Roi venu sauver l’humanité.

“Et voilà comment nous l’avons remercié !” songe le jeune homme avec amertume - le meurtre, la guerre, la violence et le sang toujours. “Une fois de plus, ce soir c’est l’anniversaire de ta venue, Messie. Une fois de plus ton étoile annonce aux hommes l’avènement de leur Sauveur. Et une fois de plus pour célébrer cette merveille, on s’étripe allégrement aux quatre coins du monde. Moi-même, je suis là comme un imbécile à surveiller le désert avec mon fusil...”

Il s’est interrompu brusquement, éberlué, doutant de sa vue ou de sa raison. Devant lui, dans le ciel, vient d’apparaître une femme auréolée de lumière. Et manifestement sur le point d’enfanter.

“Ça y est, je perds la boule !”

                                                           ***

Eve marche, nue et honteuse de l’être. Elle est seule. Adam a refusé de la suivre. Il est demeuré obstinément campé devant le Jardin désormais interdit. Quant à ses fils... le cadet a fui après avoir tué son aîné. Le dernier est parti. Depuis, elle marche, sans savoir pourquoi ni vers quoi. Mais elle est lasse. Si lasse. Elle n’ira pas plus loin. Lourdement, elle se laisse tomber sur le sol, puis s’allonge. Comme le ciel est beau ce soir, que d’étoiles ! L’une d’elles scintille avec plus d’éclat que les autres et Eve, fascinée, y rive son regard, envahie brusquement d’une joie absurde.

                                                            ***

La femme se tord dans les affres de l’enfantement., sous le regard de Youssef désespéré de son impuissance. Et voici que soudain, devant elle, se matérialise un monstre, un immense dragon rouge dont les sept têtes font claquer avidement leurs gueules. Dans son impatience de dévorer l’enfant, sa queue fauche le tiers des étoiles et les jette sur la terre. Fou de rage, Youssef crie “ah non !” Il épaule, vise...et s’écroule.

                                                            ***

Eve s’est redressée. A-t-elle rêvé ou est-ce un cri qu’elle vient de percevoir ?. Tendue, elle écoute. Non, elle ne se trompe pas, un autre a retenti. On dirait une femme  qui...Une émotion depuis longtemps oubliée la bouleverse, et Eve la flétrie se relève et se met à courir.

...Elle court, court  à perdre haleine, mais il lui semble ne pas avancer. Cette dune là-bas, demeure toujours aussi éloignée, elle suffoque, ralentit, elle va s’arrêter, mais avec un grondement de colère, reprend sa course. Elle doit en avoir le cœur net, rien d’autre ne compte. Et si elle y laisse sa vie, quelle importance, qui la regrettera...Ah !!

Allongée sur le sable, une jeune femme est bien en train d’enfanter. Mais à quelques pas, un dragon guette, prêt à happer le nouveau-né.

“Mais...je te connais, toi !!!”

Soulevée d’une rage qui pulvérise toute trace d’épuisement, Eve se jette entre la bête et sa proie

“Pas cette fois, sale bête ! Celui-là, tu ne l’auras pas !”

L’enfant est né. Sa mère, l’enveloppe dans son manteau, et avec un sourire, le tend à l’autre femme.

                                                            ***

Un long frisson secoue Adam. Péniblement il émerge de sa torpeur, réintègre le monde extérieur, s’interroge. Rien n’a changé, il est toujours seul, et face à lui, les gardiens de l’Eden, inflexibles brandissent toujours leurs glaives de feu. Qu’est-ce donc qui l’a troublé ? Enfin, il prend conscience qu’un événement est en train de se produire. Les chérubins sortent de leur immobilité : tous ensemble, lentement, ils lèvent vers le ciel leurs armes dont les flammes tournoyantes les dissimulent aux yeux de l’homme, et tandis que leur louange emplit soudain le silence, une croix apparaît brièvement au centre du brasier, et un visage, au regard infiniment doux. Une voix, La Voix adorée qu’il pensait ne plus jamais entendre, dit :

“Celui-ci  est mon fils bien aimé. A cause de son nom, vos péchés sont pardonnés”.

Puis le silence retombe. Le désert est vide. Plus de gardiens, plus de jardin. Mais Adam n’en a cure, ce temps est révolu. Toute son ardeur revenue, Il se lève d’un bond. Il doit retrouver Eve ! il faut lui dire ! Et lui aussi, à son tour, se met à courir.

                                                           ***

Youssef ouvre les yeux. Abasourdi, il retrouve le désert, et, face à face, la femme, et la Bête.

“Je ne suis donc pas mort ? Le bébé !!! Non, tout va bien. Mais... mais qu’est ce qu’elle fait !”

Sans s’attarder sur l’autre femme, il fixe avec horreur la jeune mère, qui se dirige résolument vers le Dragon. L’issue est inévitable; Mais, sous ses yeux ébahis, l’impensable se produit : la Bête bat en retraite !  Comme un chien qui craint le bâton, à mesure que son frêle adversaire avance, elle recule, se replie sur elle-même se recroqueville, diminue de volume. Bientôt ne reste plus dans le sable qu’un serpent, que la femme écrase. Dans le désert, un chant s’élève.

                                                          ***

Incrédule, Eve contemple la mère et l’enfant qu’elle lui tend. Sa gorge nouée refuse de formuler les pensées qui s‘affolent dans son esprit. Ce n’est pas possible, Elle ne peut porter cet enfant, pas elle, pas celui-là... Mais le bébé lui tend les bras, son regard accroche le sien...sans plus résister, elle s’avance, le saisit, serre contre elle le petit corps doux et chaud, dont la bouche, immédiatement, cherche son sein. Et ce sein qu’elle croyait tari à jamais se gonfle. Chaque aspiration de l’enfant semble libérer à nouveau en elle la vie, la force, la beauté. Et elle se met à chanter, pour l’enfant et sa mère, pour le monde qui vient, pour le pardon du Père qu’Adam vient lui porter à elle, à Youssef, et à toutes les étoiles tombées qui à présent se relèvent et peuplent le désert.

                                                         ***

Bercé par le trot du petit âne, L’enfant s’est endormi.dans les bras de sa mère. De temps à autre Marie se tourne vers Joseph et lui sourit. A leur suite viennent en dansant les premiers enfants de la création et tout le peuple des rachetés. Cette nuit, la terre est jeune, et l’avenir intact...

                                                         ***

“Chérie, tu rêves ?” Arrivé doucement derrière elle, son mari enlace la jeune femme, et posant les mains par-dessus les siennes sur son ventre murmure :  “Joyeux Noël à vous deux !”

Un dernier regard à l’étoile. La jeune femme referme la fenêtre, se retourne en souriant et dit :

“Nous l’appellerons Emmanuel, tu veux bien ?”

Helaine

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22 décembre 2009

2000 ans plus tard, une autre histoire de berger

Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière,
surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.
Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban
et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :
- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ?
Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :
- Certainement.
L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur
Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région,
ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes. Finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et déclare au berger :
- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.
- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.
Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :
- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?
- Pourquoi pas ? répondit l'autre.
- Vous êtes énarque et vous faites des audits, dit le berger.
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir
répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier.
Maintenant, rendez-moi mon chien, s'il vous plaît.

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3 paroles pour notre coeur

1887_adam_et_eve_chasses_du_paradis_ou_etude_de_lumiere2

(James Ensor - 1887) (http://artyficielles.files.wordpress.com/2009/10/1887-adam-et-eve-chasses-du-paradis-ou-etude-de-lumiere2.jpg)

Dans l'océan de mort, il y a encore la Vie
Dans l'océan du mensonge, il y a encore la Vérité
Dans l'océan de Ténèbres, il y a encore la Lumière
aussi je conclus que Dieu est Vie, Vérité et Amour.
GANDHI

Le secret de la joie c’est la foi

La foi n’a pas besoin de vérifier : elle devine, elle fait confiance.
De l’événement le plus sordide peut jaillir l’avènement le plus inespéré.
Le croyant est comme le poète : il voit l’invisible.
Il voit une vérité cachée, plus réelle que le réel.
La foi, en hébreux EMOUNA : ce qui est solide, ce qui tient, ce qui résiste.
Heureux celui qui croit qu’à Dieu rien n’est trop beau pour être vrai !
Ouvre le Livre et regarde : Dieu est un bricoleur de génie !
Avec un couple stérile, Abraham et Sara, Il engendre un peuple.
D’un bègue, Moïse, Il fait un prophète.
Avec un petit berger, David, Il anéantit les tyrans.
Avec un homme trompé, Osée, Il crie Sa fidélité.
Avec une femme légère, Il évangélise la Samarie.
D’une ancienne prostituée chez Simon, Il suscite un témoin de Sa tendresse.
Avec des lâches, Il fait le premier pape.
Un chef de commando de ratissage anti-chrétien devient Paul, amoureux de Dieu.
D’un blouson doré bourré d’argent et de vanité, Il nous fait un François d’Assise.
Qui, alors, pourrait se croire un roseau trop froissé, ou une mèche trop fumeuse ? (Isaïe)
Dieu choisit ce qui est faible pour confondre la force,
Dieu choisit ce qui est fou pour confondre la sagesse des sages. (Saint Paul)
Heureux celui qui croit que tout être humain, même le plus vil, est invité à partager l’intimité de Dieu pour toujours.
Bientôt, ce sera pour nous le Royaume de l’évidence et de l’éblouissement.
Nous regretterons peut-être, alors, le temps où Dieu n’était pas irrésistible,
le temps où Il était caché, pauvre, désarmé, livré à la liberté qu’Il a laissée aux hommes,
le temps où il nous était possible de “croire” en Lui,
et de Lui dire “je Te préfère”.
>
>“Puisque l’amour vient de Dieu” Stan Rougier

"Comme l'huile dans le grain de sésame Et l'étincelle dans la pierre de silex, Ton Seigneur est en toi : Fais-le jaillir si tu peux !"
KABIR   images








                                                                             "Mystère du jaillissement" : trouvé sur artpointfrance.info


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21 décembre 2009

Suivez votre étoile

Big rhume, cerveau en flanelle, mais je voulais vous faire un clin d'oeil tout de même avec ce petit poème que j'aime bien.

Si tu cherches une étoile, inutile de scruter
le firmament.
Rentre en toi-même, simplement :
D'étoiles, ton âme est constellée.
Du flamboiement de tes aspirations les plus élevées
au simple scintillement d'un sourire partagé,
Ton propre espace sacré, ce glorieux paradis,
brille d'un éclat plus radieux
que la plus pure des nuits.
C'est pourquoi,
Au lieu de lever ton regard vers les cieux
Ferme les yeux
et regarde, en TOI.
"Luminescence" de Terri Mac Pherson, traduction de Helaine

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18 décembre 2009

"ouaiteu Krismasse"

Oh ! quand j'entends chanter Noël
J'aime revoir mes joies d'enfant
Le sapin scintillant, la neige d'argent
Noël mon beau rêve blanc

Oh ! quand j'entends sonner au ciel
L'heure où le bon vieillard descend
Je revois tes yeux clairs, Maman
Et je songe à d'autres Noëls blancs

La nuit est pleine de chants joyeux
Le bois craque dans le feu
La table est déjà garnie
Tout est prêt pour mes amis
Et j'attends l'heure où ils vont venir
En écoutant tous mes souvenirs

Oh ! quand j'entends chanter Noël
J'aime revoir mes joies d'enfant
Le sapin scintillant, la neige d'argent
Noël mon beau rêve blanc

Oh ! quand j'entends sonner au ciel
L'heure où le bon vieillard descend
Je revois tes yeux clairs, Maman
Et je songe à d'autres Noëls blancs
Je revois tes yeux clairs, Maman
Et je songe à d'autres Noëls blancs

(Paroles : Francis Blanche / Musique : I. Berlin)

Vous vous rappelez de cette jolie chanson, et du film "White Christmas" (1954, de Michael Curtiz avec Bing Crosby et Danny Kaye) ? Et bien si ça continue je vais pouvoir aussi le chanter le soir de Noël. Moi qui disait hier qu'on n'avait pas de neige, voilà,  ça y est ! Comme tout le monde ou presque en France ! Evidemment, ça ne donne pas (encore) ça

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Cette photo-là a été prise par une de mes soeurs dans les Hautes Pyrénées au début de cette année. Mais vous conviendrez que ça, ce n'est pas mal non plus !

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Cette photo, c'est moi qui l'ai prise tout à l'heure dans mon jardin, c'est le village de Grambois tel que je le voyais, sous les flocons !

Et celle-ci, c'est juste devant mon bureau, plus tard lorsque la chute s'est arrêtée et que le soleil est revenu pour quelques minutes. On dirait presque un sapin de Noël tout prêt avec ces couleurs, non ?
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Mais comme je ne veux pas que vous attrapiez froid rien qu'à regarder ces images de neige et que je ne peux vous faire admirer une belle flambée (si vous voulez admirer de très belles images de flammes allez donc sur le blog de Monelle qui figure parmi mes liens, il y en a de superbes !) puisque, hélas, je n'ai pas de cheminée, voici pour vous réchauffer un peu une photo d'une série prise il y a un peu plus d'un mois, dans le chemin près de ma maison.  CIMG0137

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17 décembre 2009

Par ce temps, ça fait du bien !

Je ne sais pas si chez vous la neige est tombée, chez nous non (pas encore...) « Ça a failli » il y a trois jours et puis le ciel s’est dégagé. Par contre il fait un froid mordant (-7 le matin tôt, et aux alentours de –2 la journée) et je me suis enrhumée. Pour adoucir ma gorge douloureuse je me suis fait un petit mélange chaud et du coup, j’ai pensé consacrer le billet d’aujourd’hui à quelques boissons simples et "revigorantes".
Je vous donne d’abord ce que je me suis fait et qui a bien fonctionné : c’est tout simplement l’équivalent du jus d’un ou deux citrons, une cuillérée à café très pleine de miel de thym (ou autre suivant ce que vous avez, mais le thym est également bon contre la fatigue et le rhume, alors tant que j’en ai…) et de l‘eau bouillante pour compléter la tasse. En plus je trouve ça délicieux !

Mais vous préférez peut-être quelque chose d’un  peu plus corsé. Dans ce cas il suffit d’ajouter un demi-verre à alcool de rhum (brun, c’est le plus parfumé, du moins je trouve) à la préparation précédente.

Il y a aussi, pour ceux qui aiment, le lait chaud avec du miel et le petit verre à alcool de rhum.

J’ai trouvé dans un petit livre sur les punchs et les grogs une recette un peu plus élaborée dont le joli nom m’a séduite : Karukera : Pour un bol, 1,5 cl de Cointreau, 3 cl de rhum blanc, 1 cuillérée à soupe d’eau de fleur d’oranger, 1 rondelle d’orange, 1 rondelle de citron vert, 1,5 dl d’eau bouillante. Sucrer avec du miel selon votre goût.

Je fais aussi parfois du vin chaud : un verre de vin rouge, 1,2 verre de rhum brun, le jus d’un citron, 1 gousse de vanille, 1 bâton de cannelle. Je fais chauffer et dès les premiers frémissements j’arrête le feu, je verse dans le bol (dans une passette pour récupérer la vanille et la cannelle) et j’ajoute une cuillère à café de miel.

Et puis vous vous rappelez, le vin d’orange dont on verse un verre à liqueur, le soir de Noël, sur la büche de Noël avant de la faire brûler ?  Evidemment on en boit également, et on en offre. Voici donc une recette que j’ai trouvée dans un livre intitulé « faites vous-mêmes vos vins et liqueurs » (quoique pour Noël de cette année, malheureusement, cela semble un peu fichu car il est nécessaire de faire mariner un certain temps. Mais comme ça vous aurez toute une année pour vous entraîner !)

Vin d’orange

1 litre de vin rouge de 13°
4 oranges
25 morceaux de sucre
1 verre à liqueur d’alcool à 90°

Eplucher les oranges, les couper en petits dés, les mettre dans un bocal et ajouter le vin. Fermer, laisser macérer 10 jours, en remuant le bocal tous les jours. Le 9e jour, ajouter au mélange un zeste d’orange finement râpé.
Le 10e jour, filtrer, ajouter le sucre, remuer pour dissoudre puis verser l’alcool.
Mettre en bouteille. Laisser reposer une semaine entière avant de consommer.

Voici en prime deux blogs où vous trouverez d’autres recettes pour ce vin. Ce n’est qu’une minuscule partie de tout ce que j’ai trouvé car, selon Cédric Augustin de Saint Laurent du Var (qui nous donne également la recette d’une confiture d’oranges), autant de personnes, autant de recettes (vin rosé, blanc ou rouge, oranges douces ou amères etc), c’est ce qui fait le charme de cette boisson.
Vous pouvez donc aller voir :
http://www.cedric-augustin.eu/index.php?post/2008/05/08/496-recette-vin-d-orange-de-la-variete-a-la-chimie

et aussi :

http://alatabledel.canalblog.com

Bonne fabrication…et bonne dégustation !

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16 décembre 2009

Parfois, la réalité est plus belle qu'un conte

L'homme dit : "Dieu, parle-moi", et une alouette chanta. Mais l'homme ne l'entendit pas.
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Alors l'homme cria : "Dieu, parle-moi !" et le tonnerre gronda et se répercuta dans les cieux. Mais l'homme n'écouta pas.

L'homme regarda autour de lui et dit : "Dieu, montre toi à moi". Et une étoile se mit à briller de tous ses feux au firmament. Mais l'homme ne la remarqua pas.358_Etoiles_de_noel_maxi

Et l'homme cria : "Mon Dieu, accorde-moi un miracle !" et une vie naquit. Mais l'homme n'en sut rien.
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Alors, désespéré, l'homme implora : "Je t'en supplie mon Dieu touche-moi, montre-moi que tu es là !". Dieu se pencha et le toucha. Mais l'homme écarta le papillon et poursuivit sa route.images

Ne passez pas à côté d'une bénédiction simplement parce qu'elle ne revêt pas l'aspect sous laquelle vous l'attendiez !

De la bénédiction au miracle, il n'y a qu'un pas. Voici l'histoire vraie de Brielle et Kyrie Jackson.

Le 17 octobre 1995 à Worcester dans le Massachussetts, Heidi Jakson donne naissance à des jumelles, avec douze semaines d'avance. Comme il est de règle pour éviter toute infection, les deux soeurs sont placées dans des incubateurs séparés. Mais alors que Kirie, la plus forte des deux, s'endort paisiblement, Brielle présente des troubles respiratoires et cardiaques. Ces problèmes ne s'arrangent pas avec le temps, elle ne prend pas de poids, le taux d'oxygène de son sang est faible et elle pleure quand on essaye de la soulager. Le deux novembre la situation s'aggrave. Le bébé a de plus en plus de mal à respirer, son visage et ses membres deviennent gris et son coeur s'affole. L'infirmière Gayle Kasparian essaye tout ce à quoi elle peut penser pour la stabiliser, en vain. Brusquement elle repense à une conversation qu'elle a eu quelque temps auparavant avec une collègue. Selon cette dernière, dans certains pays d'Europe on couche dans le même lit les nouveaux-nés de naissance multiple, surtout lorsqu'il s'agit d'une première grossesse. L'hôpital de  Worcester ne pratique pas cette méthode et la supérieure de Gayle, qui n'approuverait peut-être pas, est absente. La jeune femme décide de prendre le risque. De toute manière le bébé n' a apparemment plus rien à perdre.

Elle n'a pas plutôt refermé le couvercle de l'incubateur que Brielle rampe jusqu'à Kyrie et, pelotonnée contre elle, se calme immédiatement. Son coeur se stabilise, sa pression sanguine et sa respiration redeviennent normales. Et bien qu'à moitié endormie, dès que Kyrie sent sa petite soeur près d'elle, elle pose un bras sur ses épaules et toutes deux sombrent dans le sommeil.
A partir de ce moment les deux jumelles prennent pareillement des forces et du poids et l'hôpital peut les renvoyer chez elles plus tôt que prévu.

RescuingHug

N'est ce pas encore plus beau qu'un conte de Noël ?

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15 décembre 2009

Santons, le retour...

Aujourd’hui, chez moi à Grambois, « branle bas de combat » :   on installe la crèche,, ce qui est loin d’être une mince affaire et prend quasiment un après-midi. C’est en effet une installation de taille impressionnante, qui recrée le village et ses abords et y fait évoluer une foule considérable de personnages avec leurs outils ou leurs emblèmes. Et de la fontaine coule vraiment de l’eau ! 
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Cette crèche est l’œuvre de Pierre Graille, ancien receveur des postes du village et artiste santonnier (il s’est vu décerner le titre, amplement mérité, de « Meilleur ouvrier de France ») qui y habite toujours. Au fil des années il a « santonnifié » les notables et les habitants du village, les sculptant dans l’argile et les habillant en costumes d’époque.

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Je reparlerai de Pierre Graille, (que l’on voit ici - à gauche, bras croisés) lors de la fête du livre 2009 de Grambois en compagnie d’un autre Pierre, l’écrivain Pierre Magnan) car il n’est pas que santonnier mais également céramiste, sculpteur…et conteur. En outre il ne dédaigne pas de prendre la plume et le prochain conte que je vous offrirai sera de lui.

Je veux également mentionner la maison Fouque d’Aix en Provence, car lorsque mon mari et moi sommes arrivés dans la région, c’est dans cette ville que nous avons habité et j’ai eu le plaisir de visiter avec la classe de ma fille cadette l’atelier Fouque, qui est plus que jamais en exercice. Du reste, comment aurais-je pu ne pas le mentionner, alors que l’on célèbre cette année le 75ème anniversaire de sa création (en 1934, comme le temps passe…), déjà officiellement labellisé « Entreprise du Patrimoine Vivant » depuis 2007, et que le Ministère de la culture a décerné à Mireille Fouque l'insigne de Chevalier des Arts et des Lettres  «pour ses créations dans le domaine artistique et pour sa contribution apportée au rayonnement de la culture en France et dans le monde » !

Bien sûr, même si les « petits saints » du début se sont largement laïcisés pour représenter toutes sortes de métiers et de personnages plus ou moins folkloriques (le ravi – l’un de mes préférés – Pistachié etc…) (en partie dérivés des « Pastorales », ces pièces nées au début du 19e siècle qui mêlaient des éléments profanes et quotidiens au thème sacré de la Nativité), tous les personnages de l’Evangile sont présents, comme dans cette scène.

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"Entre le bœuf et l’âne gris… »

Mais chaque santonnier conçoit également ses personnages particuliers et je ne résiste pas au plaisir de vous montrer l’emblème de l’atelier Fouque, ce « Coup de Mistral », pour lequel j’avoue avoir un grand faible.
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Je le trouve non seulement élégant et de lignes très fluides, mais d’une grande vérité, on le sent vraiment lutter contre le vent. Bien sûr lui aussi, comme tous les autres, est peint (et quand on voit les plus petits santons on ne peut qu'admirer sans réserve la délicatesse et la minutie des personnes qui les peignent !), mais personnellement je le préfère en argile brut. Et vous ?

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Posté par helaine à 19:12 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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