Récemment j'ai joué au Jeu des miroirs de Sabine Dewulf, avec un tirage intitulé "mon conte". Voici d'abord quelques indications sur le jeu, vous pourrez en savoir plus sur le site du Souffle d'or qui le distribue.

Le jeu des miroirs de Sabine Dewulf
Découvrez votre vrai visage avec Douglas Harding et Jules Supervielle
© LE SOUFFLE D’OR 

Editions Le Souffle d’Or – 5 allée du Torrent – 05000 GAP
04 92 65 52 24 - contact@souffledor.fr - www.souffledor.fr

Extrait
L’ORACLE DES CARTES
Tirer une carte en faisant confiance au hasard – c’est-à-dire au grand mouvement de l’univers -, c’est comme consulter un oracle lorsqu’on se pose une question sur soi-même.
Non pas pour connaître l’avenir, mais pour accéder à une connaissance de soi plus profonde.
Le tirage vous invite d’abord à découvrir ou à explorer un aspect de votre personnalité, puis à ne pas vous y enfermer, grâce à une vision plus large de vous-même. Il vous ouvre ainsi une piste de réflexion et d’expérimentation pour vous aider à résoudre votre questionnement du moment.
Votre tirage est un mouvement d’adhésion à la Vie présente qui vous anime. Il constitue une clef destinée à délivrer votre visage des projections mentales qui l’obscurcissent et l’amoindrissent. En prenant conscience de ce que vous êtes réellement (et non de ce vous croyez être à travers des jugements inutiles), vous deviendrez capable de faire fructifier les dons que vous avez reçus.

Et voici ce que la série de cartes tirées m'a inspiré. Je ne peux malheureusement pas vous mettre les cartes du tirage (pour l'instant, mais je ne désespère pas !)

 

 

La fée, le lac et l'archange

 

Il était une fois une fée des eaux qui était chargée de recueillir chaque nuit, dans une grande cruche, les reflets que déposait la lune sur un lac en s'y baignant, et de les transformer en lucioles par son chant. Mais elle en avait conçu un grand orgueil et on lui avait ôté ses pouvoirs magiques. Depuis, chaque matin, aux premières lueurs de l'aube, les reflets s'évanouissaient. Il lui fallait attendre la nuit suivante pour chaque fois recommencer, en espérant qu'un matin les reflets résisteraient au jour et que sa punition serait levée.

Un soir, le soleil, jaloux de la lune, décida que lui aussi voulait se baigner dans cette eau qui semblait si fraîche, il empêcha la nuit de tomber et plongea, faisant fuir la lune. Il brûla toute la végétation alentour, fit bouillonner l'eau, tuant tous les poissons qui n'avaient pas pu se sauver à temps. Il consuma même la bougie que le pécheur tout proche avait posé sur sa fenêtre ! Quant à l'eau dans la cruche, inutile de le préciser, elle avait été la première à s'évaporer !

La fée était affolée : il lui fallait convaincre le soleil de quitter le lac avant qu'il ne soit complètement asséché et que que ses rives ne soient transformées en désert, puis rassurer la nuit, retrouver la lune et la convaincre de reprendre sa place au ciel, mais aussi ramener des poissons sinon le pécheur mourrait de faim. Même en temps normal, la tâche aurait été gigantesque, mais sans pouvoirs magiques, c'était carrément impossible. Désemparée, la fée se mit à pleurer dans sa cruche des larmes brûlantes qui la remplirent presque jusqu'au bord, en demandant de l'aide.

L'archange Raphael l'entendit. Emu de son chagrin il décida de lui prêter main forte. Lui n'avait rien à craindre du soleil : il était proche de la Lumière même ! Et sa fonction n'était-elle pas de guérir ? Il saurait apaiser les brûlures du lac et les craintes de la lune.

L'archange parvint, en effet, à convaincre le soleil de sortir de l'eau, en lui offrant un superbe jardin qui n'attendait que sa chaleur pour s'épanouir. Tout content, le soleil fila visiter son nouveau domaine. L'archange alors, de ses grandes ailes, éventa le lac jusqu'à lui redonner sa fraîcheur bienfaisante et les poissons s'y rassemblèrent à nouveau. Puis, ensemble, la fée et lui chantèrent leurs plus douces berceuses, qui parvinrent à rassurer la nuit. La lune, ravie, faisait étinceler l'eau du lac comme une rivière de diamants et la fée débordant de gratitude, remercia avec effusion Raphael, se préparant à reprendre sa tâche.

C'est alors qu'elle se rappela : elle n'avait plus sa cruche : n'ayant rien d'autre à donner, elle l'avait offerte au soleil pour son nouveau jardin. Penaude, elle l'avoua à l'archange. Mais au lieu de la réprimander comme elle s'y attendait il sourit et, la prenant dans ses bras, l'emmena voir le soleil. Celui-ci finissait justement d'arroser, et la fée s'étonna que la cruche ne fût pas vide depuis longtemps car le jardin était immense. Mais sa surprise augmenta lorsque le soleil secoua la cruche pour en faire tomber les dernières gouttes : ce fut un lac qui se forma. Bien sûr, il en fut enchanté !

La fée aussi, oublieuse de sa situation, riait de le voir si heureux. Raphael alors, lui annonça que pour n'avoir pas d'abord pensé d'abord à elle-même, sa punition était levée. Il lui montra l'escalier d'or, qui l'attendait pour la ramener auprès de ses soeurs les étoiles, et accompagna sa montée de son chant le plus joyeux.

 

Joyeuse journée à vous !